PROJET « ECOLE AMIS DU FRANÇAIS » SUR LA  VULGARISATION ET LA SENSIBILISATION A L’USAGE ASSIDU DE LA LANGUE FRANCAISE EN MILIEU SCOLAIRE

Lieux d’exécution du projet : KINSHASA (dans les 24 communes)

Personne de contact : Mlle Bénédicte KABWAU, coordonnatrice

Tel : +243 82 0266 827

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Durée du projet : 9 mois

Coût du projet :

Partenaire financier :

Année 2015

 

1. Brève présentation de la structure.

Crée en 2014, la Jeunesse Francophone Congolaise, JFC en sigle,  est une association à but non lucratif qui  a pour objectif, la promotion de la jeunesse et la défense des valeurs de la francophonie dans les domaines de la paix, la démocratie et les droits de l’homme, la diversité culturel et linguistique, la promotion de la langue française, l’engagement de jeunes, l’égalité des sexes, l’accès à l’éducation et aux NTIC.

Dotée d’une coordination, la J.F.C est présente à Kinshasa où une forte égalité entre homme et femme est prônée.

2. Contexte et justification

La langue française constitue aujourd’hui un précieux héritage commun qui fonde le socle de la Francophonie, ensemble pluriel et divers. Elle est aussi un moyen d’accès à la modernité, un outil de communication, de réflexion et de création qui favorise l’échange d’expériences.

De toutes les crises que traverse la République démocratique du Congo, il en est une qui semble passer inaperçue, mais qui pourtant se vit au quotidien : il s’agit de la crise de la langue française. L’enseignement, l’apprentissage et la pratique du français en République démocratique du Congo souffrent de plusieurs maux. Le français est utilisé comme véhicule d’enseignement  en même temps qu’il constitue une matière enseignée.

Au niveau secondaire par exemple, faute de manuels appropriés, conformément au programme, les enseignants se contentent de quelques anthologies conçues en général par des chercheurs étrangers ou de textes empilés par des enseignants du français de tel ou tel institut d’enseignement secondaire congolais et de livres de langue tels que les grammaires.

La pratique orale du français est en régression chez les élèves qui privilégient l’utilisation des langues congolaises. Il suffit de se trouver dans la cour d’une école, d’un institut supérieur ou d’une université pour s’en convaincre. La situation actuelle est sérieuse dans la mesure où les élèves de Kinshasa n’utilisent pas seulement le lingala pour communiquer entre eux, mais l’emploient de plus en plus pour s’expliquer des enseignements qui leur sont pourtant dispensés en français. Il est vrai que les langues maternelles (en Afrique) sont importantes pour le développement du continent et les placer au cœur de l’enseignement et de l’apprentissage, constitue un bon départ pour leur vulgarisation. Mais cela ne se fera qu’à petit coût ; et à l’étape actuelle, la langue d’enseignement, d’apprentissage, de recherches scientifique, de travail, d’administration et donc de développement en RDC reste le français. Ce dernier garantit aussi et surtout une plus grande ouverture vers d’autres peuples du monde.

La question à laquelle il faut essayer de répondre est de savoir pourquoi élèves et étudiants congolais ne pratiquent plus le français comme leurs aînés d’hier ? Autrement dit, pour quelles raisons le français a cessé d’être un signe distinctif des élèves ? Quelle image revêt pour eux cette langue et à quelles attentes le français ne répond plus ?

La baisse de la pratique du français au niveau des élèves est d’abord due à la faible maîtrise linguistique qu’ils ont de cette langue. Beaucoup d’élèves et étudiants ne maîtrisent pas le français parce que l’enseignement/apprentissage de cette langue est en régression pour diverses raisons qui relèvent de la situation politique, économique, socioculturelle et pédagogique. Et de nombreux étudiants et élèves éprouvent une certaine insécurité linguistique qui les gêne dans leur volonté de s’exprimer en français du fait qu’ils ne maîtrisent pas cette langue. 

Le français est en danger en République démocratique du Congo parce que notre jeunesse en a changé la perception et le pratique de moins en moins et de mal en pis. Le français est en danger  parce que sa fonction véhiculaire est de plus en plus partagée par les langues nationales véhiculaires les plus dynamiques. Le français est en danger en République démocratique du Congo parce que son enseignement/apprentissage se heurte à de nombreuses difficultés.

Ceci nous amène à proposer à travers le projet « école amis du français » une série des conférences, des journées de réflexion, des campagnes de sensibilisation, des jeux concours et tant d’autres activités sur la langue française  au sein des écoles.

« La Francophonie à un passé, un présent et un avenir ; et cet avenir repose sur les épaule de la jeunesse » SE Abdou Diouf. Il en découle que la jeunesse est au  centre du développement de la Francophonie. De ce fait, la J.F.C entend à travers ce projet, apporter sa pierre à l’édifice de cet avenir.

3. Cibles du projet

-  enseignants ;

-  élèves des humanités et du secondaire.

 4. Stratégies

La J.F.C identifie les facteurs de vulnérabilité des groupes à problème et essaie de mettre en œuvre des moyens pour y remédier.

Un Comité de pilotage du Projet sera mis en place pour promouvoir la collaboration et la participation des parties prenantes (enseignants et élèves) dans la mise en œuvre et la gestion du processus.

En pratique, la J.F.C se réunira autour des écoles pour diriger et  orienter les débats sur la question de l’utilisation de la langue française pour atteindre un grand nombre, ces personnes (enseignants et élèves) vont échanger sur des thèmes précis suivant l’approche « école amis du français » pendant 9 mois ; ceci, dans le but d’améliorer leur connaissance de la langue française. Le projet prévoit des séances plénières, des conférences-débats au cours desquelles ils pourront échanger.

5. Objectifs

- Objectif général

L’objectif poursuivi est de réduire le niveau de l’analphabétisme qui règne même au sein des établissements scolaires et encourager les élèves à la pratique de la langue française en mettant en l’occurrence à leur disposition quelques techniques clés pour les y inciter.

- Objectifs spécifiques

  • faire bénéficier les élèves des opportunités qu’offre la langue française à travers l’OIF ;
  • sensibiliser sur les valeurs communes prônées par la francophonie ;
  • promouvoir l’accès à l’éducation de la jeunesse.

6. Résultats attendus

 

- Produits 

  • 16 conférences-débats plénières et 10 ateliers de sensibilisation publique sont organisés ; 
  • 10 journées de réflexion et 9 jeux concours sont organisés ;
  • 63 rencontres (Réunions de suivi du comité de pilotage du projet école amis du français) sont organisées ;
  • 54 réunions de suivi de la mise en œuvre des activités des animateurs sont réalisées ;
  • 48 émissions sont réalisées sur les radios communautaires ; 
  • la coordination des activités (primes de performance et fonctionnement) est assurée.

- Effets

  • le niveau de connaissance en français et thématiques associées est amélioré ;
  • l’utilisation des biens et services du français (bibliothèques, centre culturel, cercle de loisir) a augmenté ;
  • la motivation à la pratique du français sera assurée et le manque de matériels d’enseignement identifié sera réduit.

7. Activités prévues

  • réunions, en vue de la sensibilisation des enseignants et élèves à travers les écoles de la ville (16 plénières et 10 ateliers) ; 
  • réunions de suivi du comité de pilotage du projet « école amis du français » (63 rencontres) ;
  • réunions de suivi de la mise en œuvre des activités des animateurs (54 séances) ;
  • réaliser 48 émissions radios communautaires ; 
  • coordination des activités (primes de performance et fonctionnement).

 8. Cadre des résultats

9. BUDGET